Depuis quelques semaines, un camion hybride fait l’objet d’un projet-pilote chez Loblaw: on évalue ses performances pour des trajets effectués en milieu urbain, zones où les livraisons sont nombreuses et nécessitent des démarrages et arrêts fréquents. Voir article http://novae.ca/actualites/2010-08/des-camions-hybrides-chez-loblaw. Peut-on se sentir moins coupable de manger des aliments ayant parcouru une longue distance si on sait qu'ils l'ont parcouru (en tout ou en partie) en camion hybride? La question se pose. La différence en terme d'émissions atmosphérique rejetées par un camion hybride versus un camion à essence doit être quand même impressionnante. Si on part avec la prémisse que les aliments doivent être transportés sur un minimum de distance pour se retrouver chez nous, il faut réaliser que le transport par camion est nécessaire. Dans une optique d'encouragement de l'achat local, si toutes les familles de la ville avait un fermier de famille, serait-il réaliste et idéal de penser que chacun des fermier viendrait livrer ses légumes une fois par semaine dans un camion où l'espace et les trajets ne seraient pas nécessairement optimisés? Quoi qu'il en soit, j'encourage définitivement des initiatives comme celles-ci et j'espère que ceci encouragera d'autres chaînes d'alimentation à faire des actions dans ce sens.
Encore mieux qu'avoir un fermier de famille, pourquoi ne pas implanter une formule qui fonctionne très bien en Estrie, à Québec et en Outaouais; Le Marché de solidarité régionale? Implanté dans chaque ville ou village par des bénévoles, en plus d'encourager l'agriculture et l'économie locales ces marchés (parce qu'il y en a plusieurs) évitent les OGM. Dépendament des marchés c'est plus de 30 producteurs locaux offrant une variété de viandes, légumes, pains etc. à l'année. Une façon très accessible de créer des liens et de se réapproprier notre agriculture. Pour plus d'info: www.amiesterre.com ou www.portail.atestrie.com
Rédigé par : Josianne Blais | 18 décembre 2010 à 19:53